Les castrats ont marqué l’histoire de la musique, alliant la voix céleste à la technicité en sublimant l’art vocal. Longtemps après leur disparition ils ont continué d’inspirer les créations musicales et les interprètes. Le contre-ténor Nicolas Ziélinski et le pianiste Jérémie Honnoré parcours pour nous cet héritage haut en couleur.
La voix des castrats a constamment suscité l’intérêt, la fascination et l’inspiration de ses
contemporains. À la fois création de l’Homme et proche du céleste, ces voix si particulières ont sublimé le meilleur de l’humanité et elles ont élevé au plus haut point la technicité de l’art qu’elles servaient. Ces astres du XVIIIé siècle sont devenus de réels ambassadeurs du divin dans un art total et si humain qu’est l’opéra !
Au fil du temps, les styles musicaux ont changé, les sujets abordés ont évolué et le siècle des lumières a révolutionné la conscience en rendant également les mutilations des castrats inutiles et proscrites. Néanmoins, même longtemps après leur disparition, ces voix résonnent toujours.
Dans l’écriture vocale qui suivra cette période faste pour « les voix des anges », on retrouve énormément de références directes ou indirectes.
Aujourd’hui la voix de contre-ténor nous rapproche de cet héritage musical riche en technicité aussi bien qu’en émotion.
Par quelques extraits choisis, ce programme musical nous invite à parcourir cet héritage et nous ouvre une porte sur ce monde plein de virtuosité et d’expression.